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2131
demandes ont déjà été reçues pour les 1008 logements. Les dossiers
pourront être déposés jusqu'à la fin de ce mois |
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Depuis le 1er
décembre une affluence peu habituelle est perceptible autour des
locaux de l'Office malien de l'habitat.Et pour cause puisque siège
là, la commission d'attribution des logements sociaux de
Yirimadio.Le président de la commission, le général Mamadou
Coulibaly et les 12 autres membres venus de services techniques
(Office de l'habitat, Banque de l'habitat etc...) et de |
Les critères d'attribution doivent fournir un dossier
comprenant 14 pièces
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la
société civile reçoivent les demandes des candidats aux
logements sociaux.
La semaine dernière, lors du passage de notre équipe de
reportage, 2131 demandes avaient été enregistrées pour
l'attribution des 1008 logements. Les demandes régulièrement
constituées sont classées en 3 catégories : salariés (du secteur
public et du secteur privé), non salariés et Maliens de
l'extérieur.
Ceux qui estiment répondre aux critères d'attribution doivent
fournir un dossier comprenant 14 pièces. Ce dossier sera
enregistré et après la date de clôture, la sélection pourra
commencer.
La commission travaille suivant des principes que son président
veut totalement transparents et respectant l'égalité des chances
de tous.
Malgré une affluence relative, le général Coulibaly estime que
des efforts doivent encore être déployés pour faire connaître un
peu plus le travail de la commission. Parfois, en effet,
l'impression a pu s'installer que les logements sont destinés
aux travailleurs de la Fonction publique ou aux autres salariés.
En fait, ces maisons sont destinées à tous les Maliens qui
remplissent les critères définis.
Au cours de l'entretien qu'il nous a accordé, Mamadou Coulibaly,
assisté de certains de ses collaborateurs, a insisté sur la
détermination des membres de la commission à travailler dans la
plus grande transparence pour respecter la volonté du président
de la République d'attribuer ces maisons à ceux qui ont un
besoin objectif de logement.
Les critères sont assez clairs et une clause prévoit même qu'en
cas de fausse déclaration avérée, l'acquéreur s'expose à
l'annulation pure et simple de la location-vente sans aucune
formalité judiciaire.
Jusqu'à la fin de ce mois de janvier, les candidats aux
logements sociaux pourront continuer à déposer leur dossier.
Ceux qui se présentent se font enregistrer, attendent leur tour
et sont admis dans la cour, paient un reçu de 5 000 F et
présentent leur dossier. Si celui-ci est conforme, il est
enregistré pour la sélection. S'il est incomplet ou non
conforme, il est retourné au candidat pour complément ou pour
être régularisé.
Le président n'a signalé que quelques rares cas de rejet quand
le revenu des candidats était largement au dessus du montant
fixé.
Par contre, les exemples abondent de régularisation de dossiers
ou de complément. C'est le cas de cette veuve que nous avons
rencontrée et qui devait retourner à la Banque de l'habitat du
Mali pour s'y faire délivrer une attestation justifiant la
disponibilité de l'épargne caution sur son compte. Mamadou
Doumbia, salarié d'une entreprise de la place que nous avons
aussi rencontré, revenait avec son dossier après deux passages.
Seule entorse visible à cette rigueur : les hommes en uniforme
ne faisaient pas le rang avant d'accéder à la cour. Solidarité
de corps obligeant sans doute, ceux qui se présentaient en
uniforme passaient directement tandis que tous les autres
étaient tenus de s'inscrire et d'attendre leur tour.
Avec 19 dossiers déposés, les Maliens de l'extérieur se sont
relativement peu manifestés et la commission réfléchissait aux
moyens de toucher le plus grand nombre de nos compatriotes
vivant à l'étranger afin qu'ils usent de leurs droits.
A la fin du mois de janvier, la réception des dossiers
s'arrêtera et la procédure de sélection des demandes débutera
pour aboutir à l'attribution des 1008 logements.
Comment éviter que des possesseurs de logement figurent parmi
les futurs acquéreurs ?
Sujet épineux et pas encore résolu même s'il est prévu de
vérifier auprès des mairies du District et des services
techniques si certains candidats ne sont pas déjà propriétaires
à Bamako ou dans le cercle de Kati. La documentation est si
éparse et le recoupement s'annonce si ardu qu'il faudra
certainement espérer que la crainte de la sanction -annulation
pure et simple de la location vente- dissuade les fraudeurs.
D'autant qu'il est probable, puisque les listes seront
publiques, que les candidats exercent, eux-mêmes, une certaine
forme de police. Et comme à Bamako, tout se sait ...
A. LAM |
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